En cette periode de rentrée scolaire à Monaco, la Croix-Rouge Monégasque se penche sur le sort de ces enfants qui n’ont pas le privilège d’aller à l’école

Depuis trois ans et demi, la coordination « protection de l’enfance » de la Croix-Rouge burkinabè, en partenariat avec la Croix-Rouge monégasque apporte un soutien à des centaines de jeunes filles aides familiales du Burkina Faso

A Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, la quasi-totalité des ménages emploie au moins une fille aide familiale. Dès 10 ans, elles quittent leurs villages d’origine pour un travail harassant parfois accompagné de violences, et souvent sans perspective d’avenir. Plus jeunes, plus dociles et moins coûteuses : une force de travail corvéable du matin au soir, et parfois tard dans la nuit, devant faire face à des situations de violence à leur égard dans certains foyers.

Forte d’une solide expérience dans le domaine social, la Croix-Rouge burkinabè, avec l’accompagnement de la Croix-Rouge monégasque, a démarré en 2010 un projet visant à les protéger et à leur permettre d’accéder à l’éducation. Le projet s’adresse aux jeunes filles de 10 à 18 ans déjà aides familiales dans les deux grandes villes du Burkina Faso, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, mais également aux jeunes filles provenant d’une région où le risque de migration précoce est élevé, le Poni. En outre, le projet sensibilise aussi les parents dans les villages, les employeurs et les logeurs de ces jeunes filles en ville.

Avec l’implication des acteurs de la protection des enfants et du droit du travail, la Croix-Rouge s’est attelée à la résolution des conflits, la sensibilisation en hygiène et en santé de base, l’acheminement des jeunes filles victimes de violences vers les services appropriés avec un suivi individualisé, l’éducation de base (lecture, écriture, calcul), la formation professionnelle en coiffure, couture ou arts ménagers, puis le soutien matériel et/ou financier pour démarrer une activité génératrice de revenus.

De 2010 à 2012, 440 jeunes filles avaient intégré le programme, qui, en seulement trois ans, aura permis une prise de conscience générale de la part de la population et des autorités. A l’issue des six ans du projet, fin 2016, 940 jeunes filles au total auront bénéficié du programme. Il sera alors temps de faire un nouveau bilan et de continuer à informer sur cette problématique qui nécessitera, sans doute, bien des années de prise de conscience à tous les niveaux, pour que les enfants ne soient plus exploités et qu’ils puissent bénéficier d’un avenir digne et serein…

Votre panier est vide