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Les Projets en Cours
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C'est du constat de l'avancée des projets en cours que la section tire satisfaction. Néanmoins, pour tous ces projets, la vigilance est de mise : chaque pas en avant est effectué avec prudence, chaque relation est entretenue, chaque étape est consolidée. Et même dans cet état d'alerte constante, la section est souvent confrontée à des obstacles démesurés. L'instabilité politique et économique des régions d'intervention, des changements administratifs, mais aussi des situations de crise sont autant de risques qui font de chaque action un véritable défi.
Un projet en cours peut, à tout moment, perdre tout son sens. Ainsi, il convient d'en évaluer l'efficacité régulièrement et de le suivre pendant plusieurs années après la période d'appui matériel, financier et humain. C'est au terme de ce long suivi qu'il sera considéré comme pérenne. Le cycle des projets de la section est donc un cycle long, avec une emphase sur les activités de suivi et d'accompagnement.
Les trois projets examinés et approuvés par le Comité Exécutif de la Croix-Rouge Monégasque, à l'occasion de la naissance de la Section Humanitaire Internationale, sont actuellement en cours de réalisation, sous la responsabilité du Docteur Michel-Yves Mourou. Il s'agit de :
- la réfection et la remise d'un groupe électrogène pour l'Hôpital National de Niamey, au Niger, en coopération avec le Lycée Technique de Monaco ;
- la mise en place d'un réseau interculturel pour la santé et l'éducation, grâce à l'utilisation de la vidéoconférence à Bamako, au Mali, et à Monaco.
- la lutte contre la désertification en Afrique de l'Ouest en développant les énergies renouvelables, avec le projet Fontaine de lumière à Kénenkoun, au Mali.
En outre, depuis un an, d'autres projets de développement ont vu le jour :
Chaque projet nécessite plusieurs mois de réflexion en amont, des missions exploratoires, mais aussi d'évaluation, un travail quotidien de communication internationale et la construction de véritables réseaux autour d'une même idée, améliorer les conditions d'existence des personnes vulnérables en mobilisant le pouvoir de l'humanité.
C'est en grande partie sur l'initiative et la volonté des donateurs et des bénévoles que repose ce formidable travail. Dans le cadre de ces projets, la section est à la recherche permanente de nouveaux membres, mais aussi de moyens matériels et financiers. Si vous aussi souhaitez y participer, ou pour en savoir plus sur les différentes formes de participation (faire un don matériel, financier, ou devenir membre), cliquez ci-dessous :
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Stages en Afrique pour les étudiants de l'Institut de formation aux soins infirmiers - IFSI de Monaco
Projet diffusion du DIH
Des professionnels de la Principauté équipiers de Réponse aux Urgence humanitaires - ERU
Une fontaine de lumière pour le village de Kénenkoun, Mali
Début du projet : Mars 2007
Fin présumée du projet : mise en place de l'équipement en décembre 2008 - fonctionnement en autonomie dès janvier 2009.
Domaines d'action : préparation aux catastrophes et aux changements climatiques, appui aux communautés
Après une longue phase d'identification des solutions économiquement et techniquement viables utilisant des énergies renouvelables pour répondre à des besoins essentiels de la population dans les pays de la zone sub-saharienne, la section, forte d'un solide partenariat avec la Croix-Rouge malienne, a mis au point un projet pilote qui a toutes les chances de représenter une importante avancée technologique pour l'amélioration du cadre de vie des communautés. Ce projet pilote est mené dans le village de Kénenkoun, situé à 120km de Bamako, au Mali.
Depuis une première mission d'évaluation du 28 octobre au 9 novembre 2007, menée par MM. FABBRETTI, PHILIPON, D'AGOSTINO et GIURI, un autre voyage a eu lieu : en avril 2008, M. FABBRETTI repart avec M. PILOT, membre de la SHI, qui, en plus de réaliser l'évaluation des services comptables et financiers de la Croix-Rouge malienne, se rend à Kénenkoun. Ainsi, les contacts nécessaires ont été établis afin de fixer les objectifs avec tous les acteurs concernés : l'Imam, les chefs traditionnels, la mairie, la Croix-Rouge malienne,…
Une troisième mission a eu lieu du 8 au 18 décembre. MM. FABBRETTI et PHILIPON ont fait le déplacement pour mettre en place le système de location des lampes, et former le gestionnaire recruté sur place par la communauté.
Pour ce, M. PHILIPON a bénéficié d'une mise à disposition par la SMEG où il travaille en tant qu'ingénieur, important partenaire de ce projet.

aaaaaaaaaaaaaaaFormation à la gestion du prêt de lampes
Le projet, qui a été inauguré le 15 décembre 2008, est basé sur deux réalisations :
| - La première réalisation consiste à fournir l'éclairage dans quatre salles de classe notamment pour donner plus de temps aux élèves pour lire et étudier et, pour permettre à la population de suivre des programmes d'alphabétisation, ou de tenir des réunions utiles à la communauté. |  | Des salles de classe enfin éclairées |
| - La seconde consiste à mettre à disposition de la population deux cent lampes portables qui seront utilisées pendant cinq heures environ à la tombée de la nuit. Ces lampes seront rechargées chaque jour à une installation centralisée photovoltaïque : " la fontaine de lumière ". L'utilisateur déposera chaque matin sa lampe déchargée et l'échangera avec une lampe prête à l'emploie. Cela rappelle dans le principe d'utilisation la fontaine à eau où l'on se rend chaque matin. |
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Pour cette opération, avec la participation financière de la SMEG qui a permis d'acquérir 1 400€ de matériel, la section a procédé, grâce à un don de 30 000 € réalisé par un particulier de la Principauté, à l'achat d'un lot de 409 lampes avec accumulateurs et accessoires, ainsi qu'un kit solaire, et a mis en place avec les partenaires de Kénenkoun un système de recharge journalier de lampe. La Croix-Rouge malienne a facilité la mise en œuvre du projet, et en effectue le suivi et la supervision. La communauté de Kénenkoun a fourni un local pouvant contenir les installations et en assure la sécurité. Elle prend en charge le salaire du gérant dès le 7ème mois de fonctionnement du projet.
Grâce aux activités du projet, la section attend des résultats concrets : d'importantes économies réalisées par les ménages locaux grâce à des coûts réduits dans leur consommation énergétique, l'amélioration du niveau des élèves, et l'alphabétisation progressive de la communauté. Si ces résultats s'avèrent durables, le projet sera lancé dans d'autres villages… Et adopté par d'autres structures, au bénéfice de la population rurale d'Afrique de l'ouest.
Pour visionner la mini-vidéo sur ce projet, cliquez ici
Projet pédagogique pour l'implantation d'un groupe électrogène de secours à l'Hôpital National de Niamey
Vers l'autosuffisance pour l'orphelinat de San, Mali
Un réseau interculturel pour la santé et l'éducation : le projet RISE
Début de l'étude : novembre 2007
Mission de diagnostic : décembre 2008 - février 2009
Domaine d'action : appui au développement communautaire
Depuis quelques années déjà, les autorités maliennes ne ménagent aucun effort pour le développement des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Cette impulsion étatique a permis de voir fleurir à travers le pays, et notamment à Bamako, une multitude de centres de formation en informatique et de cybercafés.
 |  | Cependant, ces centres pratiquent des tarifs élevés et une partie de la population reste encore à l'écart de cette évolution technologique. |
C'est pourquoi la Croix-Rouge malienne envisage, avec la coopération de la Croix-Rouge monégasque, de participer au développement des différents programmes informatiques mis en œuvre au sein du Centre culturel Luc Sangaré de Bamako. L'objectif général de ce projet est de participer à l'appropriation collective des NTIC au Mali dans une démarche originale de développement des relations Nord-Sud.
Le projet RISE a pour ambition d'appuyer l'action du centre culturel Luc Sangaré en l'équipant d'un matériel informatique plus récent et en suscitant de nouvelles inscriptions. Ce centre, créé en 2004, et comptant plus de 600 inscrits, a une vocation sociale indéniable. Disposant d'une bibliothèque, d'un centre multimédia, et de salles de cours, il accueille aussi bien les lycéens que les universitaires et les chercheurs. Organisant un soutien scolaire, le centre propose également des formations en informatiques payantes, mais à des tarifs accessibles à la majeure partie de la population.
Le Réseau Interculturel pour la Santé et l'Education (R.I.S.E), en partenariat avec le Centre Culturel Luc Sangare (CCLS) a su, cette année, dépasser ses contraintes, tant technologiques que financières et aller "de l'avant" dans un secteur innovant du monde humanitaire.

La première phase du projet consistant à organiser des formations et des conférences à "double sens" entre la Principauté de Monaco et le Mali via la visioconférence et une connexion internet satellitaire, est en passe de se réaliser et les premières visioconférences devraient avoir lieu avant la fin de cette année.
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La visioconférence, qui se révèle être l'un des meilleurs outils pour abolir les frontières culturelles et éducatives entre des groupes d'interlocuteurs distants, mais aussi d'enseigner à moindre coût des publics ne disposant pas de formations adaptées dans leur pays d'origine, sera en fonctionnement dès la fin du mois d'octobre 2009 avec l'envoi de notre déléguée-volontaire Marielle REISS.
Ces visioconférences permettront notamment des échanges de savoir dans divers domaines tels que la santé publique, dans le cadre du projet "Renforcement de l'Institut National de Formation Socio-sanitaires" (INFSS) de la Croix-Rouge Malienne, mais encore dans le secteur des langues étrangères ou de l'économie du développement entre des étudiants maliens et monégasques de diverses institutions.
Par ailleurs, un second volet du projet R.I.S.E visant à autonomiser le CCLS est actuellement l'objet d'une étude de faisabilité à travers une enquête approfondie par la déléguée-volontaire Marielle REISS lors de sa mission du 22 au 31 Octobre 2009. Ceci dans l'objectif d'obtenir une vision claire de son état tant sur le plan financier, que des ressources humaines ou encore administratif.
A la suite de cette étude, et dans l'optique que nous puissions nous engager dans cette seconde phase, le projet R.I.S.E prendrait une dimension nouvelle avec l'augmentation du nombre et de la fréquence des formations, mais aussi du type de formations dispensées par la CCLS ou encore la mise en place de formations "e-learning".
Ceci s'accompagnerait alors d'un véritable renforcement capacités de gestion mais aussi du nombre et qualifications des formateurs conduisant à terme le CCLS vers une complète autonomie.
Le projet RISE permettra à toute personne ou structure intéressée de connaître l'outil informatique et les échanges qu'il permet via la vidéoconférence. Concrètement, plusieurs partenariats ont déjà été évoqués, et les structures intéressées ne manquent pas. Entre autres, à titre d'exemples d'applications :
- à Monaco, une école primaire a exprimé le souhait d'entrer en contact avec un conteur malien, capable de restituer depuis son lieu de vie des histoires que seule l'oralité propre à l'Afrique permet d'apprécier le contenu. Pour les enfants, il s'agit d'une découverte interactive et d'une ouverture sur le monde. Le conteur sera rémunéré par la structure demandeuse, participant ainsi au dynamisme économique au Mali ;
- L'Ecole Supérieure d'Arts Plastiques de Monaco est intéressée par un programme de portraits croisés avec des artistes Maliens ;
- Les programmes linguistiques sont au cœur du projet : l'apprentissage de l'anglais par la pratique sera possible pour les jeunes du centre Luc Sangaré, grâce à un partenariat avec la " International University of Monaco ". D'autres projets de partenariats linguistiques sont attendus ;
- L'école d'infirmières de Monaco et l'école d'infirmières de la Croix-Rouge malienne à Bamako sont intéressées par l'idée de pouvoir communiquer dans le cadre de leurs programmes de formations. A l'heure actuelle, un programme d'échange entre les deux écoles a déjà été mis en place; les liens entre ces établissements en seront largement renforcés.
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